élégant

Elégant (Et les gants)

Le soir est tombé
Le ciel noir remplace
De son voile étoilé
Le bleu à sa surface
Sur le lac gelé
Se reflète la nuit
Et j'admire pétrifié
Le soleil de minuit.
Les mains bleuies
Par ce froid pénétrant
Je me dis aujourd'hui
Qu'il me faudrait des gants.
Sff
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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:40

Bidasse

Tourments de mon passé, imbus dans mes pensées
Arythmiques sont les battements, de mon c½ur fragments
Dans cette hêtraie dont s'imprègne en moi l'odeur
De mon corps un liquide pourpre s'en échappe, horreur !

Je m'en vais, à petit feu, je laisse ma place
A d'autres téméraires, courageux et tenaces
Signez donc, engagez vous, tombez dans la nasse
Mais qui donc sauvera, ton âme déchue, bidasse ?

La faucheuse vous attend, un grand sourire aux lèvres
Elle guette bien patiemment l'heure qui vous verra choir
En espérant que ne soit conclut une trêve
Auquel cas commencerait son plus grand désespoir

Bêtise de l'homme que de vouloir se faire la guerre
Sottise absolue qui tue les gents en grandes masses
Bien souvent pour prendre un simple monceau de terre
Mais qui donc sauvera, ton âme déchue, bidasse ?
Sff

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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:26

fable estivale

Ses monts et ses merveilles, étendus sur le sable
Pointent nonchalamment, dans le ciel les nuages
L'odeur qui s'en dégage, me parait agréable
Plus bas cette clairière, semble indiquer son âge.

La lumière qui inonde la clairière parsemée
Fait s'élever en moi la sève du péché
La chaleur m'envahie de la chaire aux entrailles

Il crépite, il explose; il détonne, il mitraille
Entends tu belle muse, mon c½ur qui s'emballe ?
C'est la grande cavalerie, c'est la grande canonnade

Mes mots se ressemblent, mais aucun ne se valent
Comment puis-je oublier ce spectacle de fable
Ses monts et ses merveilles, étendus sur le sable
Vont se plonger dans l'eau, ô moment mémorable !
Sff
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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:25

Dans un bourg

Dans une ruelle sombre un doux soir de septembre
Une femme et une ombre à l'allure inquiétante
Elle se hâte car les rues ne sont sures qu'en décembre
Pour une femme dont les courbes sont des plus aguichantes

Vêtue d'une robe et suivie par un manteau
Le vermeil et le noir se marient à merveille
Pour venir attrister la saison de morte-eau

Ce matin point de chant de coq pour le réveil
Un crime très odieux a eu lieu rue Baudelaire
Une jeune femme, étranglée ! Violée ! Près du chenal.

Les bigotes aujourd'hui pleurent la mort d'un confrère
Le passé resurgit de son ventre au travers
Sa beauté sans nul doute lui fut cette fois fatale
On trouva un message dans ses entrailles à l'air.
Sff

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# Posté le mercredi 04 novembre 2009 10:24

le parvis

Tout est beau et si calme, un frisson m'envahit
Et ce soir une larme, de mon ½il s'est enfuie
La bise fraîche m'endort et mon corps se raidit
Je sens que s'échappe de moi, le souffle de vie

Mon amour penché sur mon corps engourdi
Tes yeux je le vois, de tristesse sont emplis
Je ne peux consoler ta grande peine mon amie
Garde juste en mémoire ce jour où je t'ai dit
Que mon amour pour toi durerait toute ma vie

Une pâle lumière éclaire le parvis
L'église résonne du désespoir de ton cri
Ta main passe alors sur mon visage reposé
Refermant mes paupières et caressant mes lèvres
Et parmi tout ce gris, le vermeil étalé
Dans ton c½ur provoque une violente fièvre.
SFF
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# Posté le lundi 02 novembre 2009 12:08